Retour à l'index
retour page Textes


Livres numérisés et numériques


Consultation gratuite. Tout avis est le bienvenu.

Tous les autres usages, en particulier commerciaux, sont réservés à l'auteur, qui conserve l'intégralité de ses droits.

Les droits sur les livres publiés préalablement sous forme imprimée ont été récupérés par l'auteur.
Les livres inédits sont déposés à la Société des Gens de Lettres (protection Cléo).


Livres numériques


Livres numérisés


L'Héritage
(livre arborescent)
54 nouvelles en ramification
© J.C. Bologne
Comment fut conçu ce livre

Zapping
(livre enrichi)
en construction :
trois chapitres sur quatre terminés
© J.C. Bologne

La vieille piperesse
télécharger au format pdf
© J.C. Bologne   
Roman historique, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle.
Tous publics

Le Troisième Testament

télécharger au format pdf
édition imprimée : Les Eperonniers 1990
© J.C. Bologne   
Des nouvelles historiques écrites par un personnage
donnent les clés d'un crime auquel il a assisté.

Pour lecteurs attentifs.

Écrit en la secrète
et autres apologues
télécharger au format pdf
édition imprimée : Les Eperonniers 1992
© J.C. Bologne
Très courts textes mi-narratifs mi-poétiques



Livres numérisés et livres numériques

La Société des Gens de Lettres a proposé une classification des créations numériques :

- le livre numérisé est un simple décalque du livre imprimé, par scan de celui-ci. C'est par exemple celui que l'on trouve sur Gallica. Il peut être en format page ou en format texte (océrisé) pour permettre la recherche plein texte.

On peut rattacher à celui-ci

- le livre en primo-édition numérique : certains sites proposent une version numérique d'un livre qui ne connaît pas de publication imprimée. Si le livre n'a donc pu être numérisé au sens propre du terme, c'est malgré tout un miroir fidèle d'un format papier encore inexistant (mais qui peut être imprimé à la demande, par exemple).

- le livre homothétique, livre numérisé avec des ajouts qui ne touchent pas à la structure. C'est celui que vise, par exemple, la loi du 26 mai 2011 sur le prix du livre numérique, qui définit celui-ci comme un livre susceptible d'être imprimé, par son contenu et sa composition, "à l'exception des éléments accessoires propres à l'édition numérique" : on peut par exemple ajouter des liens hypertextes à la table des matières.

- le livre numérique, qui ne peut être lu que sur écran et qui ne peut être imprimé sans perdre sa structure narrative. Les bases de données sont de ce type, telles les "pages jaunes" qui ont remplacé les anciens annuaires "papier" mais qui ont développé une structure propre. Pour l'écrivain, c'est le plus beau défi du numérique. Il lui permet de rêver à des structures arborescentes (choix entre plusieurs suites à la fin d'un chapitre) ou une entrée aléatoire dans le récit... Le prototype des livres arborescents reste les "Petits pois" de Queneau, très limité par la contrainte du papier, Malgré tout, il s'agit d'un livre fermé (on n'y touche plus une fois qu'il est fini), dont le ou les auteurs sont identifiés définitivement.

On peut rattacher à celui-ci :

- le livre enrichi, qui répond toujours à un livre imprimé, mais dont les ajouts ne sont utilisables que par voie numérique, qu'il s'agisse de vidéos ou d'applications. Il se situe donc entre le livre "numérisé" et le livre "numérique", puisqu'il n'est pas réductible à sa version imprimée, mais que sa structure reste linéaire. Les éléments ajoutés (sons, images, vidéos...) ne doivent pas être des illustrations, mais faire partie de la structure narrative et être aussi nécessaire que le texte à la compréhension du récit.

- l'oeuvre numérique, contrubutive et évolutive. Il s'agit d'une oeuvre ouverte (évolutive : on peut la corriger et l'actualiser en permanence) dans laquelle la notion même d'auteur perd sa pertinence (collaborative : plusieurs auteurs, voire tout internaute, peuvent y collaborer). Les blogs, ou wikipedia, sont de ce type.

Voir sur ce sujet

Nouveaux usages, sur le blog du Ministère de la Culture (13 mai 2011)
Trois questions à Jean Claude Bologne au Sommet mondial du droit d'auteur (7 et 8 juin 2011)

Cette page étant par nature évolutive et le monde numérique plus encore, la mise en garde de Voltaire s'impose ici plus qu'ailleurs : « En fait de système, il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille » ( L'A, B, C, dialogue curieux traduit de l'anglais de M. Huet, 1768)