Livres numérisés et numériques
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Cléo).
Livres numériques
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Livres numérisés
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La vieille piperesse
télécharger au format pdf
© J.C. Bologne
Roman historique, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle.
Tous publics
Le Troisième Testament
télécharger au format pdf
édition imprimée : Les Eperonniers 1990 © J.C. Bologne
Des nouvelles historiques écrites par un personnage
donnent les clés d'un crime auquel il a assisté.
Pour lecteurs attentifs.
Écrit en la secrète
et autres apologues
télécharger au format pdf
édition imprimée : Les Eperonniers 1992
© J.C. Bologne
Très courts textes mi-narratifs mi-poétiques
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Livres numérisés et livres numériques
La Société des Gens de Lettres a proposé une classification des créations numériques :
- le livre numérisé est un
simple décalque du livre imprimé, par scan de celui-ci. C'est par
exemple celui que l'on trouve sur Gallica. Il peut être en format page
ou en format texte (océrisé) pour permettre la recherche plein texte.
On peut rattacher à celui-ci
- le livre en primo-édition numérique
: certains sites proposent une version numérique d'un livre qui ne
connaît pas de publication imprimée. Si le livre n'a donc pu être
numérisé au sens propre du terme, c'est malgré tout un miroir fidèle
d'un format papier encore inexistant (mais qui peut être imprimé à la
demande, par exemple).
- le livre homothétique, livre
numérisé avec des ajouts qui ne touchent pas à la structure. C'est
celui que vise, par exemple, la loi du 26 mai 2011 sur le prix du livre
numérique, qui définit celui-ci comme un livre susceptible d'être
imprimé, par son contenu et sa composition, "à l'exception des éléments
accessoires propres à l'édition numérique" : on peut par exemple
ajouter des liens hypertextes à la table des matières.
- le livre numérique, qui ne
peut être lu que sur écran et qui ne peut être imprimé sans perdre sa
structure narrative. Les bases de données sont de ce type, telles les
"pages jaunes" qui ont remplacé les anciens annuaires "papier" mais qui
ont développé une structure propre. Pour l'écrivain, c'est le plus beau
défi du numérique. Il lui permet de rêver à des structures arborescentes (choix entre plusieurs suites à la fin d'un chapitre) ou une entrée aléatoire dans le récit...
Le prototype des livres arborescents reste les "Petits pois" de
Queneau, très limité par la contrainte du papier, Malgré tout, il
s'agit d'un livre fermé (on n'y touche plus une fois qu'il est fini),
dont le ou les auteurs sont identifiés définitivement.
On peut rattacher à celui-ci :
- le livre enrichi,
qui répond
toujours à un livre imprimé, mais dont les ajouts ne sont utilisables
que par voie numérique, qu'il s'agisse de vidéos ou d'applications. Il
se situe donc entre le livre "numérisé" et le livre "numérique",
puisqu'il n'est pas réductible à sa version imprimée, mais que sa
structure reste linéaire.
Les éléments ajoutés (sons, images, vidéos...) ne doivent pas être des
illustrations, mais faire partie de la structure narrative et être
aussi nécessaire que le texte à la compréhension du récit.
- l'oeuvre numérique,
contrubutive et évolutive. Il s'agit d'une oeuvre ouverte (évolutive :
on peut la corriger et l'actualiser en permanence) dans laquelle la
notion même d'auteur perd sa pertinence (collaborative : plusieurs
auteurs, voire tout internaute, peuvent y collaborer). Les blogs, ou
wikipedia, sont de ce type.
Voir sur ce sujet
Nouveaux usages, sur le blog du Ministère de la Culture (13 mai 2011)
Trois questions à Jean Claude Bologne au Sommet mondial du droit d'auteur (7 et 8 juin 2011)
Cette page étant par nature évolutive et le
monde numérique plus encore, la mise en garde de Voltaire s'impose ici
plus qu'ailleurs : « En fait de système, il faut toujours se réserver
le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille » ( L'A, B, C, dialogue curieux traduit de l'anglais de M. Huet, 1768)